Depuis le début du mois d'août 2026, les attaques de gangs à travers le pays ont fait des dizaines de morts et de blessés parmi la population civile, tout en ciblant les forces de l'ordre et en contraignant de nombreux résidents à fuir leur domicile, ravivant les inquiétudes sur la capacité du pays à organiser un scrutin sûr et crédible en décembre.
Des zones hors de contrôle
Dans plusieurs régions, l'intensification des affrontements, meurtres, enlèvements et attaques contre la police complique déjà l'organisation logistique du vote, notamment l'installation des centres de vote et l'acheminement du matériel électoral.
Le massacre de Kenscoff, survenu le 23 août et qui a fait au moins 47 morts, illustre la capacité des groupes armés à frapper y compris dans des zones auparavant considérées comme relativement épargnées.
Entre volontarisme et réalisme
Si le gouvernement et le CEP maintiennent pour l'instant l'échéance du 13 décembre, plusieurs observateurs appellent à un renforcement rapide et concret du dispositif sécuritaire, faute de quoi un nouveau report ne pourrait être exclu.