Les autorités américaines ont informé le gouvernement haïtien qu'environ 250 personnes seraient rapatriées chaque semaine vers le pays, dans le cadre de la fin du Statut de protection temporaire (TPS) accordé depuis plusieurs années à des dizaines de milliers de ressortissants haïtiens vivant aux États-Unis.
La décision fait suite à un arrêt de la Cour suprême des États-Unis rendu en juin 2026, qui a autorisé l'administration à mettre un terme au TPS pour les Haïtiens et les Syriens, exposant environ 350 000 personnes originaires d'Haïti à une possible expulsion du territoire américain.
Un premier vol le 21 août
Un premier vol de rapatriement dans le cadre de cette nouvelle phase est arrivé en Haïti le 21 août 2026, transportant 161 personnes. D'autres vols hebdomadaires devaient suivre, au rythme annoncé d'environ 250 personnes par semaine, à un moment où le pays fait face à une crise sécuritaire et humanitaire aiguë.
Des organisations de défense des droits humains ont exprimé leur inquiétude quant aux conditions d'accueil réservées aux personnes rapatriées, alors que les Nations Unies évoquent régulièrement un pays proche d'un « point de non-retour » en raison de l'expansion territoriale des groupes armés et de l'effondrement partiel des services essentiels.
Une pression supplémentaire sur les capacités d'accueil
Pour plusieurs organisations locales, l'arrivée de centaines de personnes chaque semaine, dans un contexte de déplacement massif de population à l'intérieur même du pays, ajoute une pression considérable sur des structures d'accueil déjà à bout de souffle. La question du suivi social et économique des personnes rapatriées demeure, à ce stade, largement en suspens.