Depuis l'assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, des coalitions criminelles contrôlent désormais plus de 80 % de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Face à la pression exercée dans certaines parties de la capitale, plusieurs groupes armés réorientent leurs activités vers des routes commerciales et agricoles situées en dehors de la ville.

Des chiffres qui donnent le vertige

Entre le 1er avril et le 30 juin 2026, au moins 1 408 personnes ont été tuées et 656 blessées à cause de la violence des gangs, des groupes d'autodéfense et des opérations des forces de sécurité, selon les Nations Unies. Plus de 1,4 million de personnes demeurent déplacées à travers le pays.

Dans la seule zone de la Plaine du Cul-de-Sac et de Cité Soleil, au moins 613 personnes ont été tuées et 375 blessées entre mars et juillet, tandis que plus de 18 000 personnes ont dû fuir leur domicile.

Une menace pour les élections

Cette expansion territoriale des gangs fait craindre des difficultés supplémentaires pour l'organisation du premier tour des élections générales, prévu le 13 décembre 2026, dans des zones où la présence de l'État reste très limitée.